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 Quand la situation se complique, place au GIGN

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gendy
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MessageSujet: Quand la situation se complique, place au GIGN   Mer 10 Mai - 8:02

Le 24 novembre 2003 restera une date manquante dans l’histoire de la maison d’arrêt de Moulin Yzeure ( Allier ). Ce jour la, un groupe de détenus prend en otage cinq surveillant d’atelier. L’un d’entre eux, blessé à coup de cutter à la gorge, est libéré. Ce geste met e évidence la dangerosité des personnes retranchées dans l’atelier. L’administration pénitentiaire sais désormais que le dénouement de cette affaire n’est pas à la portée de son personnel. Le directeur de la maison d’arrêt fait appel aux ERIS, puis, sur leur conseils, aux forces de l’ordre compétentes. Le commandant de compagnie, puis le commandant de groupement de gendarmerie sont alors prévenus. L’état des lieux laissent apparaître toute la difficulté technique de cette situation : 32 preneurs d’otages, munis de divers outils devenus armes pas destination, retiennent quatre surveillants dans un atelier. Dans ce vaste espace, fermé par de lourdes portes que les détenus peuvent souder à loisir, la plupart des caméras ont été détruite.

Estimant que ses moyens sont insuffisant au regard de la situation, le commandant de groupement décide de faire appel au Groupe d’intervention. Après avoir sollicité le préfet et le procureur de la république, il faut appel à la direction générale pour que le GIGN intervienne. Tout va alors très vite.

En attendant la réponse de la direction générale, le chef de mission, le chef d’escadron M., commence à préparer son dispositif et prend un premier contact avec le commandant de groupement afin de recueillir le maximum de renseignement sur la prise d’otage et les dispositifs en place. Il transmet ses premières consignes.

14 heures : la direction générale donne son accord, et le déploiement des forces de l’ordre est lancé. C’est la phase 2. le gros de l’équipe du GIGN quitte Versailles à bort d’un Puma de l’armée de Terre. Le reste du dispositif suit par la route. A 16H30, les premiers hommes arrivent sur place. La phase 3 peut alors commencer. Le chef de mission se renseigne sur la situations et ses derniers évolutions. Il coordonne son dispositif avec ceux déjà mis en place par l’administration pénitentiaire, les ERIS et les gendarmes. Très vite, ils installent une équipe d’assaut d’urgence qui pourra intervenir si la situation dégénère. Entre-temps, le deuxième groupe est arrivé. le dispositif du GIGN fort de 55 hommes est au complet.
Pendant la phase 4 de l’opération, l’équipe d’assaut délibéré se met en place et les négociateurs se préparent. Le chef de mission expose les faits à ses hommes, ainsi que toutes les hypothèses tactique qu’il a préparées, et qui ont été validées par le préfet. Ce dernier est présent sur les lieux, aux sein de l cellule de crise regroupant le directeur de l’établissement, le procureur de la république et le commandant du groupement. Le déclenchement des négociations permet d’établir un premier contact avec les preneurs d’otage. L’analyse de leurs réponses met en lumière de deux meneurs au sein du groupe de détenu et confirme la présence de quatre otages. Cette phase, pendant laquelle les revendications des mutins vont être pris en compte, va durer plusieurs heures. Parallèlement, le GIGN va affiner son dispositif en mettant en place différents capteurs humains et électroniques ( micro, caméras…)

A ce moment la, deux issus sont possibles : soit la négociation échoue et il a falloir se tourner vers la solution alternative de l’assaut délibéré ; doit la négociation réussit, et le GIGN obtient la libération des otages en utilisant un minimum de force. En début de soirée, les 30 preneur d’otages «passifs » acceptent de se rendre. Exfiltré par le GIGN ils sont confiés à l’administration pénitentiaire qui les remet en cellule. Le long travail de négociation se poursuit. Finalement, les deux mutins acceptent de libérer les otages avant de se rendre aux forces de l’ordre.


Une intervention rapide avec la mise en œuvre de moyens important

Cette prise d’otage met clairement en lumière les deux critère que motivent l’intervention du GIGN : la présence d’un ou plusieurs individus armés, mais aussi la difficulté technique de la réalisation de l’intervention. « nous intervenons quand ce n’est plus du niveau de gendarmerie mobile » explique le C-E.M. « l’idéal est que l’on fasse appel à nous très rapidement. C’est notre concept :une intervention rapide avec beaucoup de moyens. La démonstration de force est très importante, même si elle n’est pas utilisée. Après une première tentative de résolution, l’environnement est dégradé, et il est plus difficile de renouer le contact. La phase de négociation est un passage obligé. La suite est une question d’opportunités, de circonstance, le résultat de l’analyse permanent de la situation. »

Le GIGN peut se targuer d’avoir des moyens à la hauteur des missions qui lui sont confiées : en terme de protection ( balistique ou chimique ), d’action, ( tir, effraction ) ; de projection ( hélicoptère de gendarmerie, de l’armée de Terre, voir de la marine ainsi que des véhicules routiers ), de transmission, mais aussi en terme d’acquisition du renseignement ( cameras thermiques…). Dans ce genre de mission, le renseignement est une arme tactique. Dans le domaine carcéral, les bons rapports entretenus avec l’administration pénitentiaire, et notamment l’Etat-Major de sécurité, sont très importants, pour tout savoir sur les détenus mis en cause.

Dans la réalité, le GIGN est souvent appelé, pour des opérations de moindre ampleur les escadrons de gendarmerie mobile étant très sollicités par ailleurs. La formation du Groupe va donc s’adapter au type de mission. Par exemple, l’interpellation d’une personne seule dans un studio sera effectué par un groupe tactique à dix, sous le commandement d’un officier. Pour une mission plus lourde, comme la prise d’otage dans la maison d’arrêt de Moulin-Yzeure ou sur l’aéroport de Marignane, l’effectif moyen est de 50 personnes, mais pet très bien monter jusqu’à 100.
« le grand avantage du GIGN c’est sa modularité et le principe des polyvalence de ses personnels » conclut le chef d’escadron M. et très certainement sa faculté d’agir la où plus personne d’autre ne le peut…

on l’aura compris, face aux détenus, dont certain n’ont plus rien à perdre, l’expertise de ces hommes d’élite aide beaucoup. Leur point fort ? l’anticipation . « on se trouve comme dans une cocotte minute. La pression ne retombe jamais » explique le capitaine L, commandant de la cellule de négociation du GIGN. Il faut s’imprégner du lieu pour comprendre, prendre à temps la bonne décision et agir efficacement. Comment vivent les détenus ? qui sont t-ils ? qu’ont-ils fait ? Autan de questions qu’il faut se poser avant qu’il ne soit trop tard. Chacun doit en connaître les réponses, aussi bien les militaires du GIGN que les personnels des prisons. Ne parfaite coordination des deux administrations conditionnent la réussite de telles opérations.
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